Pas d’interdits ?
On a tendance à penser que dans l’éducation bienveillante le parent ne doit pas interdire. C’est donc le retour au laxisme après la vague des limites et de l’autorité assumée de ces dernières années. Non pas tant que cela en vérité. Il s’agit juste de savoir ne pas imposer des limites et des cadres qui sont bien relatifs. Il ne faut interdire que ce qui est vraiment porteur de préjudice pour l’enfant, mais s’il désire mettre des chaussettes en plein été, pourquoi pas ? S’il veut dessiner sur le mur de sa chambre, pourquoi pas ? C’est bien relatif de qualifier le mal et le bien, et nous avons tendance à vouloir cantonner l’enfant dans le moule dans lequel nous même avons grandi. Et si l’innovation venait des tout petits ?
J’ai tout essayé d’Isabelle Filliozat
Un livre référence aujourd’hui, de cette psychologue qui fait beaucoup parler d’elle, à cause ou grâce à son approche différente mais si attirante finalement. Si votre enfant fait une scène au super marché, s’il pique une colère monstre ou s’il est nerveux au retour de la fête foraine, alors une seule chose à faire : prenez le dans vos bras, serrez le fort, et attendez cette sécrétion d’ocytocine qui aura lieu dans les 7 secondes environ. Le climat émotionnel sera alors apaisé, l’enfant détendu et vous aussi. Voilà qui semble séduisant pour remplacer la traditionnelle fessée ou les discussions infinies avec l’enfant pour le calmer. Un livre à lire, absolument.
252 pages
6 euros
Editions Marabout Poche


