Transpiration et santé

Transpiration et santé

Selon différents chercheurs américains, notre transpiration, une fois analysée, serait capable de révéler autant d’informations sur notre corps qu’une analyse faite à partir d’une prise de sang. C’est la raison pour laquelle elle peut être un moyen assez efficace pour suivre votre état de santé dans son ensemble.

La transpiration ou le reflet de notre état de santé

La transpiration est un de ces phénomènes naturels du corps que beaucoup détestent, qui est assez gênante mais qui laissent aussi certaines personnes plutôt indifférentes. Cependant, il est à noter que la transpiration est véritablement un puits d’informations sur l’état de santé de notre corps.

C’est justement le sujet d’étude d’un groupe de chercheurs américains des universités de Californie, de Stanford et de Berkeley. Elle a même été publiée dans la revue scientifique Nature.

Selon cette étude, la transpiration serait étonnamment riche en produits chimiques. Ces derniers dissimulent une énorme quantité d’informations concernant l’organisme.

La sueur produite lors de la transpiration peut donc être analysée afin de déterminer, par exemple, la température du corps ainsi que les différents niveaux de glucose, d’acide lactique, de sodium ou encore de potassium.

Lorsque ces niveaux varient ils peuvent mettre en avant l’état de votre organisme comme une fatigue musculaire ou encore une déshydratation.

Cette procédure pourrait ainsi remplacer les analyses faites grâce aux prises de sang. Ce qui serait, en effet, une excellente nouvelle pour les personnes qui ont une phobie des aiguilles et qui ne supportent pas justement les prises de sang.

L’étude menée sur la transpiration et ses résultats

Les chercheurs ayant procédés à cette étude sur la transpiration et les données présentent dans la sueur ont dû développer et tester différents senseurs de transpiration capables de déterminer les informations sur votre santé en temps réel.

Pour leur premier essai, les chercheurs ont rassemblé quatorze hommes et femmes afin qu’ils pratiquent plusieurs types d’exercices comme la course ou le vélo. Les durées de temps pour chaque exercice et sujet variaient. De même pour le lieu, puisque certains ont eu lieu en extérieur alors que d’autres à l’intérieur.

La consommation en eau, également, n’a pas été la même pour tous.

Au cours de cette étude, les chercheurs ont réussit à déterminer qu’une quantité minime de sueur pouvait amplement suffire afin d’obtenir les données de santé désirées. En effet, il s’avère qu’un cinquième d’une goutte de sueur soit suffisant.

Cette nouvelle méthode ouvre bien des portes puisque l’analyse de la transpiration pourrait devenir, dans un avenir proche, très utile et utilisée dans le domaine médical, selon les chercheurs. Une quantité infime de sueur est bien plus que capable de fournir les informations nécessaires au diagnostique d’un empoisonnement, par exemple, ou encore de nous signaler un début d’infection. Elle peut aller même plus loin en donnant les signes nécessaires au diagnostic d’un début ou du risque de dépression chez une personne.

Enfin, et pour conclure, je dirais que cette nouvelle méthode plutôt étonnante ouvre de nouvelles possibilités pour les analyses de santé puisque c’est une méthode beaucoup moins invasive et en même temps assez simple. Sans oublier les personnes qui sont phobiques des piqûres et qui auront peut être enfin la possibilité d’éviter les analyses de sang.