Que sont les phyto-œstrogènes ?

Que sont les phyto-œstrogènes ?

Où trouve-t-on les phyto-œstrogènes ?

Une très grande variété de produits et de compléments alimentaires contiennent des phyto-œstrogènes dans des proportions plus ou moins importantes. Ceux qui les produisent ciblent essentiellement les femmes ménopausées, puisque les molécules sont notamment censées les aider à lutter contre les bouffées de chaleur accompagnant le phénomène. Issus du règne végétal, les phyto-œstrogènes se retrouvent principalement dans les aliments à base de soja (Glycine max) et de graines de lin (Linum usitatissimum), ainsi que dans des produits non-alimentaires tels que le trèfle rouge (Trifolium pratense).

On estime à plus de 600 le nombre de plantes contenant des phyto-œstrogènes, mais parmi elles, une poignée seulement présente un niveau de concentration permettant leur assimilation par l’alimentation.

Les isoflavones et les lignanes

L’on classe généralement les phyto-œstrogènes parmi deux grandes catégories : les isoflavones et les lignanes.

Ayant une affinité supérieure avec les récepteurs d’œstrogènes par rapport aux lignanes, les isoflavones regroupent, entre autres, la formononétine, la biochanine A (toutes deux présentes dans le trèfle rouge), la génistéine, la daidzéine et la glycitéine, que l’on retrouve principalement dans le soja.

Quant aux lignanes, qui ne peuvent agir dans l’organisme qu’après avoir étés métabolisées par les bactéries intestinales pendant la digestion, elles proviennent surtout des graines de lin (environ 86 mg par portion de 30 g). Les graines de tournesol, de sésame ou encore de citrouille, ainsi que les grains entiers, en contiennent également, mais en plus faibles concentrations.

Soja/phyto-œstrogènes : l’AFSSA émet des réserves

Selon un rapport publié par l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) en 2005, si les phyto-œstrogènes n’augmentent pas le risque de cancer du sein, ils n’ont pas non plus prouvé leur efficacité contre les bouffées de chaleur associées à la ménopause.

L’organisme indique par ailleurs que « la consommation de phyto-œstrogènes ne peut être considérée anodine a priori, puisqu’ils interfèrent avec le système hormonal, et mérite donc examen ».