La faiblesse de l’autre est très mal considérée dans une société qui adule un idéal de perfection, une société de l’image et des bonnes manières. Face à une personne malade nous sommes mal à l’aise, nous n’aimons d’ailleurs pas vraiment la compagnie d’une personne malade, c’est angoissant. On va la visiter bon gré mal gré, on lui souhaite « rapide » rétablissement et on court vite reprendre sa vie. Quand on parvient à comprendre l’intelligence qui préside au fonctionnement du corps, un changement de perception s’impose…Découverte d’une approche différente du vivant avec Thierry Casanovas, hygiéniste et iridologue.
La maladie, des faits et du sens…
Un fait « objectif » est là : la fièvre qui monte, la fatigue, plus envie de manger, un bouton sur le visage, de l’eczéma, du mucus qui sort par le nez, la gorge ou les poumons, etc.
Il faut savoir que toutes ces manifestations sont parfaitement prévues par le corps. Ce ne sont pas un « problème » en soit mais une manifestation. C’est le processus de résolution d’un déséquilibre qui a lieu dans le corps et dont vous n’êtes pas conscient.
Ce que nous appelons « maladie » est simplement un ensemble de manifestations physiques, la mise en place par le corps des processus de régulation les plus adaptés pour résoudre le déséquilibre.
Nous mettons du sens sur ces manifestations, un sens négatif, dévalorisant, et qui suppose a faiblesse du corps, corps qui aurait besoin d’être aidé…Il n’en est rien en vérité, le sens que nous lui donnons n’est que le fruit d’une culture et d’une idéologie.
Selon Thierry Casanovas, hygiéniste et iridologue, fondateur du site vivrecru.fr, conférencier et animateur de stages, il nous faut changer notre perception de ce que nous appelons aujourd’hui « maladie »….
Quel est le problème ?
Le problème peut se résumer en deux mots : toxémie et acidose, les deux qualifiant le même déséquilibre à la base : l’accumulation de déchets dans l’organisme .
Autrement dit excès de toxines (de toutes sortes) et d’acidité dans le corps.
Presque toutes les « maladies » sont le résultat de ces excès.
Il faut savoir en effet que le corps ne fait, tous les jours, que gérer des flux entrants et des flux sortants de matière ….des flux de nourriture (nutriments ) et des flux d’élimination, et ce via divers organes, le rein, le foie, les intestins, la peau aussi, etc.
Le corps est fait pour gérer ces flux, c’est même l’expression directe de ce que l’on nomme « la vie » . La fièvre qui monte ou le mucus qui sort par divers canaux ce n’est donc pas un problème, ou un signe de faiblesse du corps, c’est la manifestation d’une réaction complètement saine d’évacuation de surplus( ou de déchets) , et qui devrait être donc la bienvenue.
Le véritable problème c’est que nous sommes formatés pour penser le contraire. A savoir que la maladie est un accident de parcours qui ne devrait pas arriver.
Nous ne percevons pas le monde directement mais au travers d’un filtre hérité de notre culture , un filtre interprétatif que l’on nomme « modèle » et qui est donc idéologique. De cette appréhension idéologique du monde va découler une compréhension puis une action et enfin un résultat, des « fruits ». Si les fruits correspondent à nos attentes alors le modèle est acceptable, si les fruits ne correspondent pas à nos attentes nous sommes en droit de rejeter le modèle.
Une fièvre qui monte c’est une élévation de température.
Un modèle du corps va considérer cela comme « le problème » et mettre tout en œuvre pour le contrecarrer , un autre modèle va permettre de comprendre que cette élévation de température est la réponse la plus adaptée , à ce moment précis.
En activant une élévation de la température corporelle, les échanges de globules rouges, blancs , le métabolisme global est accéléré (amenant à une guérison plus rapide des zones lésées) et les populations microbiennes et bactériennes sont régulées (la multiplication bactérienne est 2000 foi plus lente à 39° que à 37°) .
Deux modèles, deux compréhensions, deux actions et deux résultats différents… le grand changement réside principalement dans ce changement de modèle, dans lequel l’humain n’est plus considéré comme un organisme faible constamment harcelé par des agents agresseurs mais comme une formidable machine adaptative qui tout au long de sa vie n’agit que dans une seule direction : maintenir coûte que coûte l’état d’équilibre (l’homéostasie du corps)
Comprendre et accepter l’intelligence du corps
C’est donc la perception même du corps qui devrait changer en premier, il nous faut réaliser et admettre l’extraordinaire « intelligence adaptative »du corps, qui est parfaitement conçu pour s’adapter, faire ce qu’il faut faire et quand il faut le faire.
Autrement dit, selon chaque personne, chaque contexte, chaque histoire personnelle ou familiale, une maladie donnée va émerger, comme une volonté du corps de retrouver l’équilibre.
L’équilibre est justement l’état normal de chaque système vivant. Laissé à lui, sans intervention extérieure, chaque système vivant va tendre vers l’équilibre, loi dite de l’homéostasie.
Mais nous, nous avons été formaté pour ne pas laisser faire le corps et le soutenir dans ces processus. Nous avons appris (c’est culturel) à vouloir le taire. Il faut donc absolument faire baisser la fièvre, lutter contre la fatigue, donner un comprimé d’aspirine pour masquer le mal de tête, un anti-inflammatoire pour stopper l’inflammation, et un antibiotique pour tuer toute vie, faire de notre flore intestinale un désert nucléaire…
La médecine moderne, une médecine symptomatique
La médecine moderne est en effet une médecine symptomatique. Elle s’attache à comprendre les symptômes, les classer, les ramener par des relations de cause à effet superficielles et cloisonnées à certaines bactéries (ou virus) ou encore à un déséquilibre constaté dans le corps, ensuite à intervenir avec les plus gros moyens qui soient, la chimie, pour corriger l’erreur.
Elle est donc très efficace pour répondre à ces buts.
Il faut comprendre que ce n’est pas la maladie qui est l’erreur.
La maladie est un signal et un processus de correction automatique des erreurs et des excès qui ont été faits par vous sans que vous vous en rendiez compte, sans que vous écoutiez les multiples petits signaux de votre corps : mal de tête diffus, fatigue, constipation, crampe, nervosité, etc.
Il y a des progrès incontestables dans la médecine moderne, mais des progrès pour répondre à quelle finalité ?
Le problème de ces derniers siècles est que nous avons délaissé la connaissance immense accumulée par les médecines (Hippocaratique par exemple, ou Paracelse), sur les manières de soutenir le corps dans ses processus de régulation et de correction. Nous sommes devenus passifs, nous attendons qu’un médecin nous donne un cachet, sans vouloir comprendre ce qui se passe en nous. Nous nous sommes sciemment coupés de nous-mêmes…
Que faire quand les voyants s’allument ?
Quand on conduit une voiture et qu’on voit s’allumer le voyant de l’essence par exemple. Deux possibilités s’offrent à nous, s’arrêter à la prochaine station et faire le plein, ou continuer son chemin et faire semblant de ne pas avoir vu le voyant qui s’allume. Pire encore, prendre une feuille de papier et masquer le voyant. Dans tous les cas la voiture va faire une panne sèche, parce qu’on n’a pas écouté le signal.
La plus grande partie de cette médecine allopathique vise à masquer le voyant, par l’entremise de l’administration de substances chimiques destinées à stopper les manifestations de la maladie, à taire le corps.


