Le biorythme partage la durée de notre vie en cycles dans trois domaines précis : les capacités physiques, l’émotivité et les compétences intellectuelles.
La vie est faite de hauts et de bas. C’est d’ailleurs ce qui fait son charme. Il y a des jours sans et des périodes nettement meilleures. Les cycles s’enchaînent et se répètent, tout comme ceux des saisons, du jour et de la nuit, ou encore de la Lune. Bref, la nature entière est régie par ces systèmes cycliques, ce qui nous pousse à croire que nous sommes tous plus ou moins tributaires de ces fluctuations, à conserver notre optimisme lorsque tout n’est pas rose, puisque l’on sait que ce n’est que passager, mais aussi à rester prudents quand nous nous trouvons au mieux de notre forme. Consulter notre biorythme, c’est donc augmenter ses chances de réussite et prendre un minimum de risques en choisissant les bonnes périodes.
Les cycles de l’existence
Le biorythme, ou l’étude des cycles (rythmes) de la vie, est une discipline considérée comme faisant partie des outils de médecines douces. Les praticiens dans les diverses branches de la naturopathie sont d’ailleurs formés à ses principes. De notre venue au monde jusqu’au jour où nous sommes appelés à le quitter, notre existence est rythmée par les cycles, notre vie entière n’étant finalement qu’une succession de bonnes et de mauvaises périodes. Nos capacités dans différents domaines suivent exactement la même logique. Pour le calcul du biorythme, ce sont les prédispositions physiques, émotionnelles et intellectuelles qui sont prises en compte, ces compétences faisant l’objet de changements constants ; elles sont à leur maximum, stagnent ou se retrouvent au creux de la vague, selon notre situation dans le temps. Les premières bases de cette théorie ont été jetées durant l’Antiquité, en Grèce. L’étude des biorythmes a ensuite été approfondie au fil des siècles, notamment par les anciens savants chinois, puis pendant l’époque moderne. Dès le début des années 1900 et en grande partie grâce aux recherches du psychologue autrichien Hermann Swoboda, un nouvel élan a été donné à cette science. C’est notamment à lui que l’on doit la mise en évidence des périodes de 23 et de 28 jours, respectivement pour les cycles physiques et émotifs. Un professeur en génie mécanique du nom d’Alfred Teltscher a apporté sa pierre à l’édifice en y rajoutant le cycle de 33 jours pour les capacités intellectuelles. Plusieurs autres outils et conclusions, élaborés durant les années 1930 et le début des années 1960 s’y sont greffés, pour aboutir à l’observation des biorythmes telle qu’elle est pratiquée de nos jours.
Le biorythme : à quoi sert-il ?
En calculant notre biorythme, nous obtenons un graphique sur lequel figurent trois courbes sinusoïdales, chacune correspondant à l’un des trois états (physiques, émotifs et intellectuels). Ces lignes vont monter et descendre, se croiser, tout au long de l’axe du temps, sur lequel figurent les jours de notre vie et les différents cycles. Prenons le cycle des aptitudes physiques. En fonction de la période, la courbe qui y est associée va se situer soit dans le positif, soit dans le négatif, et va donc posséder deux sommets (un maximum et un minimum). En nous fiant à son dessin, nous serions en mesure de connaître, avec précision, les moments où ne serions au top de notre forme physique et les périodes marquées par les fatigues. Du coup, cela peut nous aider, par exemple, à programmer un séjour de sports d’hiver ou une autre activité sportive quelle qu’elle soit. D’ailleurs, il n’est pas rare que des sportifs de haut niveau se fient à leur biorythme pour adapter leurs entrainements et ainsi optimiser leurs chances d’accroître leurs performances. En pratique, ils peuvent savoir quel moment est le meilleur pour relever un challenge (tenter de battre un record, par exemple) et quand il est préférable de s’économiser et de profiter du repos. Il en est de même pour certains hommes politiques, économistes ou autres stratèges, qui ont des décisions importantes à prendre. L’étude des biorythmes constitue un outil se révélant parfois d’une grande utilité dans leur travail. Dans notre vie de tous les jours, elle nous facilite les choses en nous orientant dans nos choix personnels. Elle nous est également précieuse en nous permettant de mieux comprendre nos propres émotions, nos angoisses, nos inquiétudes.
Comment calculer son biorythme
Pour commencer, il s’agit de calculer le nombre de jours vécus, de la naissance jusqu’à la date où l’on souhaiterait mener une activité quelconque, et donc savoir si le choix de la période est judicieux. Pour ce faire, on multiplie le nombre d’années par 365, on y ajoute le nombre d’années bissextiles, le nombre de jours entre le 1er janvier et la journée choisie (celle de l’évènement), ainsi que le nombre de jours entre la naissance et le 31 décembre de l’année de naissance. On obtient alors un nombre de jours total, que l’on doit diviser par 23 (si l’on veut avoir l’état physique), 28 (pour l’émotivité) ou 33 (pour les capacités intellectuelles). Le résultat (sa partie entière, sans les chiffres suivant la virgule) correspond au nombre de cycles de 23, 28 ou 33 jours. On multiplie ensuite le résultat par l’un de ces derniers, produit que l’on retranche au nombre de jours total calculé au début. Le chiffre X obtenu par cette soustraction va nous situer par rapport aux cycles :
L’état des compétences physiques : considéré comme positif si X est compris entre le 1er et le 11e jour, mais négatif s’il se situe entre le 12e et le 22e. Les jours 0 et 11,5 sont dits jours critiques.
L’état des compétences émotives : considéré comme positif si X est compris entre le 1er et le 13e jour, mais négatif s’il se situe entre le 15e et le 27e. Les jours 0 et 14 sont dits jours critiques.
L’état des compétences intellectuelles : considéré comme positif si X est compris entre le 1er et le 16e jour, mais négatif s’il se situe entre le 17e et le 32e. Les jours 0 et 16,5 sont dits jours critiques.


