J’achète donc je suis

J’achète donc je suis

Quand est-ce qu’on devient addicted to…

La frontière est très délicate à tracer en fait. C’est que, finalement, si quelqu’un est heureux dans ce qu’il fait, ou dans ce qu’il achète, il n’ya pas de raison pour qu’on dise de lui qu’il est «victime» ! Justement, quand est-ce que nous parlons de «victime de la mode» ? Est-ce qu’une victime est, nécessairement, consciente de son statut de victime ?
C’est donc vous seul(e) qui pouvez dire si vous êtes arrivé(e) au stade de victime, ou si vous tenez toujours les commandes. Est-ce que vous prenez plaisir à acheter telle ou telle chose, ou alors, est-ce que vous le faites de façon quasi automatique, sans même y réfléchir à deux fois, et naturellement sans prouver de plaisir. Est-ce que vous dépensez tous vos revenus, dans des objets qui ne sont pas très utiles pour vous, qui ne représentent pas grand-chose pour vous ?…Est ce que vous passez votre temps à dire ou à montrer aux autres, que vous possédez telle ou telle chose ? Est-ce que vous sentez cette tension en vous, dès que telle marque sort sa nouvelle collection ? Est-ce que vous êtes toujours endetté, avec un compte bancaire chaotique, et toujours la peur au ventre dès que votre banquier vous appelle… ? .
C’est donc beaucoup d’aspects qui permettront de dire si oui ou non, vous êtes fashion victime, ou si vous prenez plaisir aux choses, sans vous identifiez à elles.
Si c’est ce deuxième cas de figure, aucun problème ne devrait se poser, puisque vous restez maitre de votre consommation, et que surtout, la dépendance n’a pas lieu d’être. Vous ne sentez pas de frustration si cela s’arrête, si par malheur vous ne pouvez plus vous payer un certain nombre de choses….
C’est là la différence : Pouvez-vous vivre sereinement, en paix, pour ne pas dire heureux (se), sans tous ces objets ?