Les envies alimentaires, une dynamique chimique aussi…
L’envie de manger du sucré ou du gras, une bonne crème de dessert onctueuse le soir, typiquement pour les femmes, n’est pas anodine. Elle traduit simplement une dynamique chimique à l’œuvre dans votre corps. L’envie traduit un manque physiologique donné. Autant le manque ou la demande est forte, autant l’envie l’est. En rappelant que ces envies ne tombent pas du ciel mais se construisent depuis le jeune âge : à chaque fois qu’on mange quelque chose, le corps mémorise l’effet de ce quelque chose sur lui, et le stocke dans sa mémoire. En fonction des situations vécues ensuite, il va « vous donner » envie, de tel ou tel aliment.
Je suis ce que je mange aussi ?
Oui. Un cercle d’influences mutuelles s’établit entre d’une part neurotransmeteurs sécrétés pour traduire tel ou tel besoin, et d’autre part la nature et la variété des neurotransmetteurs à sécréter et à diffuser dans le corps. La bonne nouvelle est donc que la nourriture que nous consommons tous les jours, oriente la dynamique chimique dans notre corps vers telle ou telle configuration. Nous ne sommes (heureusement) pas déterminés par un cocktail de neurotransmetteurs donnés et qui vont conditionner nos choix alimentaires toute la vie, non ! Nous avons la possibilité de choisir, le libre arbitre en quelque sorte. En optant pour telle ou telle alimentation, nous façonnons doucement mais surement la dynamique chimique du corps: c’est le sens même de la phrase mythique : Nous sommes ce que nous mangeons.
Savoir que les envies que nous ressentons découlent de carences données dans notre organisme est par ailleurs très instructif pour décrypter ces envies, et savoir y répondre de la meilleure manière qui soit. C’est-à-dire d’abord avec des actions concrètes. Exemple ? J’ai une envie implacable de sucre le soir ? Je sais alors que j’ai besoin de lien ou d’affection ou de détente. Au lieu de me diriger vers le placard, je vais donner un câlin à mon mari ou à mon enfant. Et je vais continuer à donner des câlins tant que faire se peut…puisque mon corps me dit qu’il a besoin de cela.
95% de la sérotonine se fabrique en dehors du cerveau, sur commande pancréatique, dans le pancréas et dans l’os.Cela veut simplement dire que ce que nous mangeons, ou choisissons de manger, détermine considérablement le cocktail de neurotransmetteurs que notre corps va ensuite fabriquer, et qui va donner toutes les émotions que nous ressentons….en d’autres termes : Un choix alimentaire a toujours une conséquence.
Quelques envies décryptées
On pense que l’envie de viande traduit une demande en dopamine : un besoin d’énergie en cas d’effort à faire, ou de challenge à relever. On dit que la viande est la nourriture préférée des personnes agressives ou qui font un métier assez stressant, les commerciaux, les managers, les responsables soumis à des objectifs ou délais stricts, etc.
On pense par contre que le sucre et les crèmes sont la nourriture préférée des femmes. Elles traduiraient un besoin en acétylcholine ou en ocytocine, hormones du lien et de la sensibilité…


