Le « père de la sueur »
En se penchant sur l’étymologie du mot bourrache (borago officinalis), l’on comprend mieux d’où vient cette plante, et surtout la principale qualité que l’on lui attribue. Le terme bourrache signifie en effet, littéralement, le « père de la sueur » en langue arabe (« Abu Rach », « Abu al Araq »). Et la plante serait effectivement originaire du Moyen-Orient, plus précisément de Syrie. Depuis des millénaires, ce membre de la famille des boraginacées a fait partie de l’arsenal phytothérapique traditionnel, essentiellement employé pour son effet sudorifique. Au fil du temps, la bourrache a progressivement élargi son champ d’application thérapeutique et intéressé les savants d’Europe. Dans la légion romaine, par exemple, on donnait à boire aux soldats un vin parfumé à la bourrache avant les combats, dans le but d’accroître leur courage et leurs capacités physiques.
On peut trouver la plante à l’état sauvage un peu partout aujourd’hui dans les régions tempérées, en Europe méridionale et centrale. Sa culture est simple et on la sème en avril ou durant l’automne.


